Expatriée à Melbourne et enceinte, vous ne savez pas trop où, ni comment gérer votre grossesse ? Dans quel hôpital accoucher ? Combien cela va coûter ? S’il est préférable d’aller dans un établissement privé ou public ?

Aujourd’hui je partage mon expérience, il était temps !!! Je vous dis dans quel hôpital j’ai accouché, tout ce que je sais à propos du système médical Australien, dans quelles conditions j’ai choisi de donner naissance à mon enfant et tous les services auxquels j’ai eu accès pendant et après ma grossesse en étant Résidente en Australie.

Cet article pourra très certainement vous aiguiller dans vos propres démarches.

LE « ROYAL WOMEN’S HOSPITAL ». 

J’ai donc choisi d’accoucher au Royal Women’s Hospital. Un des meilleurs hôpital de Melbourne où les patients ont le choix de se diriger dans le service public ou dans le service privé, aussi connu sous le nom de Francis Perry. 

The Royal Women’s service public 

En Australie, il faut savoir que vous dépendez de la zone dans laquelle vous habitez. Par conséquent, c’est votre GP (praticien general) qui décide pour vous. En vivant à South Yarra, je dépendais du Royal Women. J’ai donc choisi de me faire suivre dans le service public, qui, d’après mes connaissances était aussi bien qu’un hôpital privé. En effet, cet établissement est récent, propre, moderne. Le staff est très compétent et l’hôpital est parfaitement équipé pour palier aux éventuelles complications. Pour ceux qui connaissent, le Royal Women’s Hospital est l’équivalent du CHU de Bordeaux en terme d’équipement médical.  Autrement dit, si jamais des problèmes survenaient, votre bébé ne pourrait pas trouver un meilleur endroit que celui-ci pour être pris en charge et soigné sans être transféré dans un autre hôpital.

Des tas de services sont offerts pour vous accompagner pendant et après la grossesse. Leur politique est de vous encourager, vous et vos proches, activement dans votre grossesse, pendant l’accouchement et lors des soins post-natal. 

Dans cet accompagnement, vous avez accès à :

 • Pre-natal class (plus bas dans l’article je vous dis tout sur ces classes, où, quand, combien et comment)

Ces classes pré-natales sont FACULTATIVES et recommandées aux parents pour les informer sur la grossesse, l’accouchement et la vie avec bébé. 

• Breastfeeding appointment

L’allaitement peut être une étape un peu compliquée au début et surtout lorsqu’il s’agit de la toute premiere fois. Pour celles qui seraient en difficulté ou qui souhaitent simplement être rassurées, vous pouvez prendre rendez-vous  pour que l’on vous conseille.

• Mum’s group

Il y a aussi des réunions qui sont mises en places pour les nouvelles mamans, communément appelées « mum’s group » afin de créer des contactes avec des mamans ayant toutes un bébé du même âge et vivant dans le même secteur.

• Baby blues

En cas de baby blues, là encore, des personnes spécialisées peuvent se déplacer simplement pour vous tenir compagnie, vous réconforter, vous aider. Bref tout est pensé pour nous soutenir dans cette étape importante de notre vie !

• Maternal nurse health

Tous les mois après la naissance de l’enfant, puis de manière plus espacée jusqu’à ces 3 ans, le bébé est suivi par des infirmières, dans le secteur où vous vivez. Perso, je me trouve dans la commune de Stonnington. Elles s’occupent de la santé du bébé, de son développement et s’assurent également du bien-être de la mère. Si vous avez besoin de parler, elles sont là pour vous. Si un quelconque problème émerge, elles sont aussi là pour vous guider et vous envoyé consulter le spécialiste approprié. Par exemple, ma petite fille rencontrait quelques difficultés pour tourner la tête du côté gauche. J’ai donc été envoyé à l’hôpital pour une session collective gratuite. Après examen, la kiné à jugé nécessaire de revoir ma fille pour qu’elle fasse des séances de rééduc, cette fois, facturées $15 la séance. Régulièrement nous avons donc rdv chez la « Maternal nurse » pour un check-up médical pour bébé et vérifier l’état psychologique de la mère. C’est donc le moment de poser toutes les questions qui nous traversent l’esprit.

• Physio appointment

Après l’accouchement, vous aurez le choix de participer à une session collective gratuite avec une kinésithérapeute qui vous explique comment faire la rééducation du périnée. Si jamais vous avez des problèmes, là encore des rendez-vous individuels peuvent être programmés. Ces rendez-vous sont payant mais bien moins onéreux qu’une consultation chez un kiné indépendant.

Toutes ces rendez-vous sont dirigées par des professionnels qualifiés. Il est important pour eux de s’assurer que tout aille bien avec le bébé mais aussi que tout se passe bien dans notre vie privé. Ces classes ne sont pas imposées et sont gratuites pour la plupart. Vous avez le choix d’y aller ou pas et de choisir celles qui vous intéressent, celles dont vous avez besoin. A vous de booker celles où vous voulez aller.

CLASSE PRÉ-NATALE

Nous avons participé avec mon partenaire à 4 classes de 3h chacune. Toutes ont lieu dans notre secteur et sont orchestrées par des sages-femme. Pour y participer, il est nécessaire de réserver sa place dans l’hôpital où vous aurez choisi d’accoucher. Contrairement aux autres, elles coûtent $170 par couple.

Comment ça se passe ? Nous étions environ 8 couples. Nous avons abordé plusieurs sujets sur la grossesse, l’accouchement, l’allaitement et la vie avec bébé. Sur ces 4 classes, l’une d’entre elles était dédiée à la découverte de l’hôpital.

Comment savoir si je peux participer aux classes ? 

• Etre enceinte

• Habiter dans la zone géographique

• Etre bénéficièrent de la sécurité sociale publique Medicare.

Où se situe l’hôpital ?

The Royal Women's Hospital
Grattan St & Flemington Rd
Parkville VIC 3052 North Melbourne 

Retrouvez tous les infos sur leur site : https://www.thewomens.org.au

Combien ça coûte ?

l’hôpital tout est gratuit si vous êtes éligibles au système Médicare.

Autrement dit, toutes les échographies et tous les rendez-vous que j’ai eu avec les sages-femme ou les obstréticiens ont été pris en charge par Medicare. Vous ne payez rien de votre poche. Ne pas payer et être dans le service public ne signifie pas que le suivi est moins bien que dans le secteur privé, bien au contraire ! Personnellement, mon suivi a été impeccable. Par exemple, mon bébé était petit et par mesure de sécurité, les médecins ont choisi de me surveillé de manière plus régulière, autrement dit, j’ai eu des rendez-vous toutes les deux semaines. 

Attention, il ne faut pas confondre avec les rendez-vous chez les médecins et radiologues… extérieur à l’hôpital où là, une partie de la consultation doit être payé de la poche du patient. 

L’ACCOUCHEMENT

Le jour de l’accouchement, tous les membres de l’hôpital qui se sont occupé de moi ont été géniaux, bienveillants, professionnels et rassurants. J’ai eu un accouchement par voie basse avec quelques complications mais toute une équipe est venues m’assister et j’ai eu mon merveilleux bébé. 

Lors de l’accouchement. 

On vous met dans une « birth room », qui est une chambre d’hôpital appareillée pour recevoir le bébé. Bien plus cosy que nos bloc chirurgical en France (si c’est toujours comme ça que ça se passe ?!). Cette chambre est équipée d’une grande baignoire balnéo, d’une Swiss ball, du gaz et de tout ce dont aura besoin le nouveau né. Pendant l’accouchement deux sages-femme et une étudiante m’assistaient. 

Quand les contractions sont devenues trop douloureuses, j’ai choisi d’avoir la péridurale car le gaz ne fonctionnait pas. ATTENTION, si vous souhaitez une péridurale, il est préférable de la demander. En Australie, le corps médical ne promeut pas tellement cela, préférant les « tranquillisants » plus naturels.

Au moment ou le travail à commencé, « seulement » 10 autres personnes nous ont rejoint pour m’aider à accoucher… Fiesta dans la chambre !!!

Après l’accouchement

Une fois le travail terminé, ont nous place dans les chambres.

Dans le secteur public, le plus souvent, les femmes se retrouvent dans des chambres doubles où leurs partenaires n’ont pas le droit de rester dormir. Sachez néanmoins qu’il est possible d’avoir une chambre simple. Biensur, tout dépend des disponibilités. C’est donc souvent au petit bonheur la chance! Mais pour pour en avoir une, il faut la demande et insister, demander encore et encore, insister de nouveau, bref harceler le personnel pour leur faire savoir que vous préférez une chambre rien que pour vous. 

Après l’accouchement, les femmes pour qui tout c’est bien passé peuvent rester une seule nuit à l’hôpital. Dans mon cas, je suis restée trois nuits, trois super nuits dans une chambre solo où les infirmières se sont parfaitement occupées de moi. De vraies vacances ! 

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